La Créatrice, Dounia Laïdi
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«Le jour où je suis entrée pour la première fois dans l’atelier de bijouterie de l’école, j’ai vu les vieux établis en chêne que des générations d’élèves avaient usés, j’ai découvert ces outils simples, qui aident depuis des siècles à façonner les plus délicats des joyaux, j’ai su que ma place était là».
Après avoir exercé le métier de documentaliste économique pendant plusieurs années, Dounia a choisi de changer de métier, et de suivre les cours de bijouterie de la prestigieuse Ecole de la Rue du Louvre (BJO), et ceux de l’Ecole Boulle. Titulaire du CAP de Bijoutier-joaillier, elle organise plusieurs expositions de bijoux en France et à l’étranger, avant de monter son entreprise sur le Web.
Alliciant est né.
Sur ce site, elle présente et propose à la vente ses propres créations de bijoux, mais aussi celles de ses amis et amies, artistes et artisans de talent.
L’esprit de cette galerie en ligne vise à faire découvrir aux femmes et aux hommes de goût, un choix de bijoux de qualité, de créations originales et exclusives. Des pièces réalisées en argent massif, essentiellement, et dans des matières naturelles : pierres, nacre, perles…
Pour accompagner le bijou, des accessoires de mode ou de décoration, choisis au gré de rencontres et de voyages.
Pourquoi ALLICIANT ?
J’ai découvert ce mot pour la première fois en lisant l’un de mes auteurs favoris, Barbey d’Aurevilly, qui qualifie « d’alliciantes » les hanches d’une femme. Quelle ne fut pas ma surprise d’être interrompue dans ma lecture par cet adjectif dont le sens m’était inconnu.
Après quelques vaines recherches dans divers dictionnaires, qui me laissent supposer que ce terme n’existe plus, je découvre enfin sur la toile ce texte, avec une définition tellement éloquente et alliciante d’alliciant :
« (…) alliciant, qui signifie aguichant, excitant, et que quelques barbares ou bourgeois bedonnants ont cru pouvoir supplanter par son cousin « alléchant ». Quelle confusion! Alléchant a certes des mérites, mais c’est un mot passablement trivial, inspiré de fonctions alimentaires, tandis qu’alliciant, avec ses fragrances libidineuses et son exotisme gourmand, alliciant explore un espace du désir et du plaisir qu’alléchant ne soupçonne même pas. Evidemment, en temps de guerre, lorsqu’il faut faire flèche de tout bois et économiser le rutabaga, nous pourrions nous contenter d’alléchant. Mais puisque aussi bien nous avons le bonheur de vivre en paix, ne laissons pas mourir la nuance, ne laissons pas disparaître le racé et raffiné vocable d’alliciant. Une proposition alliciante, une affiche alliciante, un geste alliciant, devinez lequel, des sourires alliciants, et même une voix alliciante (…) »
Référence : France Culture, L'œil du larynx, par François Rollin, Emission du dimanche 29 mai 2005


